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Résidents permanents !

Belle surprise hier soir en revenant à la maison, nous venons de recevoir notre lettre d'acceptation du gouvernement canadien pour la Résidence Permanente ! Après un an et demi d'attente, notre demande a donc été acceptée et nous voilà Résidents Permanents du Canada.
 
Nous avions envoyé notre demande en juin 2012. Le temps de passer les tests de français, de remplir les papiers et d'effectuer la visite médicale, la réponse sera finalement arrivée 18 mois plus tard.

Ça sème ça sème !

Je me rend compte que je n'ai pas donné de nouvelles depuis un petit bout de temps. Il est vrai que nous sommes dans notre troisième année au Canada et nous visitons un peu moins la région depuis quelques mois. Au début, lorsque nous arrivons dans un pays, il y a beaucoup à découvrir et nous avions pas mal de temps libre. Dorénavant, c'est bien différent. Allison et moi avons tous les deux nos activités professionnelles, chacun avec des responsabilités grandissantes, nous en sommes vraiment contents !
 
Voila un an que je suis membre de l'Ordre des Agronomes et Allison va bientôt boucler sa première année de travail. Le temps passe vite et il y a pas mal de choses à faire et à préparer.
 
Nous allons déménager le 1er juin. Après une recherche intensive d'appartement, nous avons enfin trouvé quelque chose qui correspond bien à nos attentes. Nous allons quitter l'ouest de l'île de Montréal pour nous retrouver plus proche du centre ville. En général, les gens arrivent dans le centre et s'en éloignent au fil du temps, nous, on fait l'inverse. On verra d'ici quelques mois si nous avons fais le bon choix, surement.
 
La préparation du mariage et l'attente de notre résidence permanente (nous avons actuellement des permis de travail temporaires) occupent aussi beaucoup de notre temps. Comme vous pouvez le lire, nous avons de quoi nous occuper !
 
Coté température, l'hiver aura joué les prolongations cette année en comparaison avec la saison dernière. Il y a deux semaines, le thermomètre était encore régulièrement sous zéro et depuis quelques jours ça s'est bien réchauffé.
 
Le meilleur indicateur du beau temps : les tracteurs sont de sortie !
 
 
Les producteurs québécois profitent du beau temps. Beaucoup de tracteurs sont visibles dans les champs pour préparer les semis et nombreux sont les agriculteurs qui ont maintenant commencé à semer leur maïs et soja (les deux cultures principales dans le sud du Québec).

Nouveau VISA de travail

A quelques jours de la fin de mon VISA actuel (mon VISA Jeune Professionnel) et dans l'attente de notre Résidence Permanente, j'ai eu la surprise de recevoir hier un nouveau VISA de travail ! Après mon premier VISA d'un an, puis mon deuxième permis de travail d'un an et demi, ce nouveau permis arrive pile-poil deux ans et demi après notre arrivée au Québec.
 
 
A l'occasion de cette bonne nouvelle, je vous propose de lire au relire quelques articles liés à l'immigration qui ont marqué ces premiers 30 mois sur le territoire canadien (cliquez sur le lien en jaune pour accèder aux articles) :
 
AOUT 2011
 
DÉCEMBRE 2011
 
AVRIL 2012
 
AOUT 2012
 
JANVIER 2013

Bye-Bye Utah, Allo Québec !

Aujourd'hui, j'ai eu un petit pincement au coeur : nous venons enfin de faire immatriculer notre voiture au Québec. Après un peu plus de 2 ans et 81 000 kilomètres à sillonner les routes québecoises en arborant notre belle et originale plaque de Utah, je n'ai pas eu d'autre solution que de déviser les attaches de la plaque et libérer l'emplacement pour nous mettre aux normes.

Nous sommes contents d'avoir notre plaque québecoise, mais la plaque de Utah a laissé plusieurs moments et rencontres agréables. Cette plaque a suscité la curiosité des gens que j'ai croisés : on discute, on jase et on partage nos expériences. Je dois avouer que je n'irai pas toujours naturellement engager la conversation avec les anglophones (surement par manque de confiance en mon niveau d'anglais ;-). Mais avec cette plaque, pourtant un simple détail parmi tant d'autres,  j'ai eu l'occasion d'engager la conversation avec de parfaits inconnus américains. Ces derniers, de passage dans la Belle Province, étaient bien curieux de savoir ce qu'un jeune français vivant au Québec faisait avec une voiture venant de Utah ! :-).

En faisant le plein de la voiture, en balade ou sur un parking, nous avions finalement eu l'occasion de faire de connaissance avec beaucoup de gens.

Aussi, il était toujours amusant de voir comment les gens réagissaient lorsque j'étais au volant et qu'ils apercevaient cette plaque : souvent un petit coucou de la main, les enfants qui se penchaient à la fenêtre de l'auto familiale pour confirmer d'où venait cette étrange immatriculation, les conducteurs qui ralentissaient à ma hauteur les yeux rivés sur le cul de la voiture.

Une autre anecdote  Près de chez nous, il y a une église mormone et vous n'êtes pas sans savoir que le siège de l'église mormone se trouve en Utah. Évidemment, pour les adeptes de cette église qui vivent à Montréal, croiser un gars qui a tout l'air de venir de Salt Lake City, ca rend euphorique (un peu comme un fan de De Gaulle qui rencontre un habitant de Colombey). On ne s'est jamais vraiment parlé, mais à chaque fois que je croisais de ces adeptes en voiture, les grands sourires et les signes de bras étaient de sortie. (Bon, j'ai eu aussi quelques bras d'honneur, mais ca devait surement venir de certains canadiens qui n'aiment pas leurs voisins du sud, ahahah !)

Lorsque j'étais en France, il avait été évoqué de supprimer définitivement les indications géographiques sur les plaques d'immatriculation et ca avait fait un tollé. A l'époque, je trouvais que la réaction était un peu excessive, mais après mes deux années ici, je me dis que ce petit détail de plaque en vaut tout de même bien la peine !
                                              
                                      Avant                                                                              Après                       

Pourquoi avoir changé de plaque ?
Nous avions la possibilité de rouler avec notre immatriculation américaine jusqu'à l'obtention du visa de travail d'Allison. Après coup, nous étions dans l'obligation d'importer la voiture, de la vendre ou de la laisser défintivement aux USA (nous avions décidé d'opter pour la première solution). Dans les 6 mois qui ont suivi la récupération de son visa, nous avons donc dû entamer les démarches pour pouvoir obtenir la plaque québecoise. Le coté moins drôle de cette petite histoire a été de goûter à l'administration nord-américaine. En tant que français, je devais logiquement être habitué à du compliqué, mais force est de constater que celle du Québec est pas mal non plus :
  • 1ère étape : Faire reconnaitre nos expériences de conduite en France et aux USA pour obtenir un permis de conduire québecois (permis indispensable pour assurer sa voiture au Québec),
  • 2ème étape : Obtenir une assurance pour la voiture (obligatoire au Québec, comme en France),
  • 3ème étape : Récupération et envoi des papiers du véhicule au gouvernement américain au moins 72 heures avant d'importer la voiture au Canada,
  • 4ème étape : Exporter le véhicule depuis les USA (comme on vit au Canada, il faut franchir la frontière canadienne pour rentrer aux États-Unis, faire demi-tour et remplir des formulaires de sortie du territoire américain),
  • 5ème étape : Importer le véhicule au Canada (remplir les formulaires de propriété du véhicule et des taxes),
  • 6ème étape : Passer l'inspection du gouvernement fédéral canadien,
  • 7ème étape : Passer l'inspection du gouvernement provincial québecois,
  • 8ème étape : Rendez-vous avec Revenu Québec pour un formulaire de recouvrement des taxes du Québec,
  • 9ème étape : Rendez-vous avec la SAAQ pour obtenir notre plaque,
Chaque cas est un cas différent, mais j'ai trouvé que l'entente entre le gouvernement canadien et québecois n'était pas très clair et notamment au niveau du paiement des taxes et des formulaires à remplir. A plusieurs rendez-vous, les bureaux québecois ont dû appeler les bureaux canadiens car ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions reçu tels ou tels papiers au moment de franchir la frontière.

Pour les inspections, il fallait monter, démonter et/ou remonter des pièces de la voiture en fonction des exigences de chacun. Plusieurs fois, il a fallu revenir aux garages (avec un "s" à garage car les mandataires ne sont pas les mêmes en fonction des inspections fédérales ou provinciales) car les montages n'étaient pas toujours fait correctement en fonction des exigences des mandataires...

Bref, ca a pris presque 3 mois entre les rendez-vous, les appels, les vérifications, les contre-appels, les courriers, mais c'est fait !

Pour les personnes qui souhaitent acheter une voiture aux USA et l'importer au Canada ensuite, je vous conseille vivement d'aller sur ce site : le registraire des véhicules importés. Vous allez pouvoir remplir un questionnaire personnalisé (type de voiture, lieu de passage de frontière, etc,...) vous indiquant tout ce dont vous afin besoin pour importer votre bien sans rien oublier !

Permis de travail dans l'attente de sa RP

Le 15 décembre dernier, Citoyenneté et Immigration Canada a annoncé la création d'un nouveau permis de travail transitoire pour toutes les personnes qui vivent au Canada et qui ont effectué une demande de Résidence Permanente et dont le permis de travail actuel va se terminer au cours des 4 prochains mois.
 
Pour ceux qui ne le savent pas, la Résidence Permanente permet à des non-canadiens de demeurer et de travailler au Canada librement. L'obtention de ce statut prend du temps pour toutes les personnes qui habitent à l'extérieur du Canada et qui veulent immigrer ici (consulter les délais moyens).
 
En théorie, la demande de Résidence Permanente est traitée plus rapidemment si vous êtes déjà au Canada, mais il est courant que le permis de travail en cours arrive à expiration avant l'obtention du nouveau visa (exemple, le permis de travail arrive à son terme le 15 mars 2013 et la Résidence Permanente est octroyée le 15 juin 2013, que fait-on pendant ces 3 mois ?) .
 
Cette situation engendrait de nombreux problèmes et notamment de devoir redemander un nouveau permis de travail avec une procédure plus longue (l'employeur devait justifier pourquoi il prenait un non-canadien plutôt qu'un canadien. Il devait demander un AMT, avis sur le marché du travail). Si l'immigrant ne demandait pas de nouveau permis de travail, il n'avait plus le droit de travailler (avec toutes les conséquences qui vont avec) jusqu'à l'obtention de sa RP.
 
Le nouveau permis de travail transitoire évite toutes les démarches compliquées d'obtention d'un nouveau permis de travail (pas d'avis nécessaire) et le permis de travail serait ouvert (pas de restriction quant au choix de l'entreprise). Théoriquement, les personnes qui font la demande de ce nouveau permis transitoire obtiendraient une réponse rapidemment.
 
Pour avoir droit à un permis de travail ouvert transitoire, les demandeurs doivent remplir les conditions suivantes :
  • Se trouver actuellement au Canada,
  • Avoir un permis de travail valide qui expire dans les quatre prochains mois,
  • Avoir reçu une décision favorable quant à leur admissibilité à la RP, dans l’un des programmes de la catégorie de l’immigration économique mentionnés précédemment,
  • Avoir soumis une demande de permis de travail ouvert,  

Si vous souhaitez plus d'infos, je vous invite à lire le bulletin complet publié par Citoyenneté et Immigration Canada : Bulletin opérationnel 485.

Pour la recherche d'emploi, vous pouvez lire ou relire le billet que j'avais rédigé pour les expat'. (ici pour l'article).

Expatriés : trouver un emploi au Canada

Le Canada est un pays qui attire de nombreux belges et français. Il n'y a qu'à voir la vitesse à laquelle les 6 750 places du PVT 2013 sont parties pour mesurer l'engouement des jeunes européens pour immigrer au Canada (le PVT est accessible aux personnes âgées de 18 à 35 ans. Pour en savoir plus, rendez-vous sur PVTiste.net !).
Le PVT, permis vacances-travail, offre la possibilité de visiter le pays, de l'apprivoiser, de mieux le connaitre et pourquoi pas d'y déménager définitivement par la suite. Sans m'étendre trop longtemps sur les autres possibilités administratives d'immigrer au Canada et peu importe la durée de votre visa (Jeunes Professionnels, permis de travail régulier, résidence permanente ou même citoyenneté), il n'en demeure pas moins qu'à un moment donner de votre vie d'immigrant vous aurez le souhait, le besoin ou l'obligation de travailler.

 
Dans ce billet, je vous propose de mettre l'emphase sur la recherche de travail dans la province du Québec. D'une part, cette province séduit majoritairement les français et d'autre part, c'est dans cette province que j'ai immigré depuis 2 ans et je serai donc en mesure d'exprimer mon expérience personnelle sur ce que j'ai vécu dans la recherche de mon emploi actuel.

Cet article est rédigé dans le cadre du thème Trouver un emploi à l'étranger propulsé par le site Trouveur d'Emploi.

Attention, il s'agit ici de la méthode que j'ai utilisée pour ma recherche personnelle d'emploi. Cette première approche doit être complétée par votre propre expérience, votre feeling par rapport au marché de l'emploi et l'avis de professionnels ou formateurs en recherche d'emploi.


1- Connaitre le marché du travail canadien

Pour les personnes qui souhaitent travailler au Canada, je vous conseille vivement de vérifier tout d'abord si la profession que vous souhaitez exercer est encadrée ou non par un Ordre Professionnel. Si tel est le cas, vous devrez être membre de l'Ordre correspondant. En contactant directement cet Ordre, vous aurez connaissance de l'ensemble des démarches à réaliser pour y adhérer (retour aux études, stages, équivalence, etc,...).



Je vous recommande d'effectuer cette recherche en premier lieu pour éviter toute surprise une fois sur place. Pour le Québec, le site internet de l'Office des Professions est la référence.

crédit photo : provincecanadienne.com
Bien souvent, les professions règlementées en France le sont aussi au Québec. Ainsi, dans la grande majorité des cas, les jobs de vendeurs, serveurs, centres d'appels, etc,.. (plus facilement accessibles) ne seront pas soumis à ces règles de professions règlementées.

Par ailleurs, il existe également des ententes sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles entre le Québec et la France (voir ici le document officiel). Cette entente est censée faciliter le droit d'accéder à une profession règlementée de part et d'autre de l'Atlantique.

Il est important de noter qu'à ce jour, il n'existe pas d'équivalence juridique entre les diplômes français et québécois. Toutefois, il est possible d'obtenir une évaluation comparative des études effectuée hors du Québec (voir ici le site de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec). Cette étude (payante, 109$) peut-être un support au moment de préparer votre CV,  votre entretien d'embauche ou même pour adhérer à un ordre professionnel.



En dehors de Montréal, le français va occuper presque 100% du temps de vos conversations. A Montréal, la donne est différente et le bilinguisme sera fortement recommandé, surtout dans les métiers en contact direct avec les clients. 

2- Mise à jour de vos supports écrits

Bien évidemment, comme toute recherche d'emploi, la mise la jour de votre CV et votre lettre de motivation (ou lettre de présentation, comme l'appelle les québécois) fait partie de ces choses à réaliser. Je ne vais pas vous expliquer comment faire un CV et une lettre de présentation à la sauce québécoise, il existe en effet une multitude de site internet ou d'agent de recherche d'emploi qui pourront vous y aider (exemple avec ce guide de l'UQAM).

Toutefois, selon ce que j'ai pu voir lors de mon arrivée au Québec durant un atelier de recherche d'emploi offert par la CITIM, je dirai qu'il est assez courant de faire une brève lettre de présentation (1 page maxi) et de développer un peu plus son CV (2 ou 3 pages par exemple en mettant l'emphase sur vos compétences et votre savoir-faire. N'incluez pas de photo, ni votre nationalité, ni votre âge).


3- La recherche du travail

  • Rechercher du travail depuis la France :
Il existe des forums emploi canadien permettant de dynamiser sa préparation d'immigration, tout en étant encore sur le sol français. Cette stratégie peut-être intéressante pour deux raisons :

     - Pour obtenir certains visa canadiens (je pense notamment au permis de travail régulier), vous devez déjà avoir un travail avant d'arriver. Dans ce genre de situation, on tourne en rond puisque les employeurs vont aussi vous demander un permis de travail pour vous offrir le job.  Rencontrer des employeurs canadiens en France, facilite, selon moi, la préparation de son immigration,
     - Immigrer est une étape importante dans la vie et laisse souvent entrevoir de nombreuses incertitudes. Avoir un travail en poche et une source de revenu garantie dès votre arrivée sont tout de même très sécurisant lorsque l'on débarque en territoire inconnu,


Voici le lien du prochain forum emploi canadien qui se déroulera en France en novembre 2012.

Sans passer par les forums, il existe aussi les traditionnels sites de recherches d'emploi qui couvrent le marché du travail canadien (jobboom, monster, emploiquebec, beljob, etc,...). Cependant, hormis certaines catégories d'emploi (comme tout ce qui est lié à l'informatique ou la main d'œuvre agricole) qui recherchent constamment des profils divers et qui sont plus enclin à recruter à l'extérieur, la stratégie d'envoi de CV et lettre de présentation à distance ne me semble pas très efficace. Pour les employeurs canadiens ce genre de candidature n'est pas très fiable pour diverses raisons,  mais je retiendrai surtout le fait que les candidats ne sont pas disponibles du jour au lendemain (pas d'adresse fixe canadienne, pas de téléphone canadien, etc,...).


  • Rechercher du travail en étant au Canada :
En étant sur place, vous aurez sans aucun doute plus de chance de vous constituer un réseau, de rencontrer les professionnels et au final de trouver du travail.

La méthode la plus simple (mais moins efficace pour le réseau !) est d'aller sur les sites spécialisés que j'ai mentionnés juste avant et de répondre aux offres. L'autre possibilité est de contacter les agences de placement. Ces agences rencontrent les candidats et les proposent ensuite aux entreprises (site de recherche d'agence de placement au Québec).


Malheureusement, ce n'est pas toujours efficace et vous n'obtiendrez que rarement le travail visé (donc potentiellement moins intéressant et salaire moins élevé). En clair, se contenter d'envoyer son CV et sa lettre de présentation en réponse à une offre d'emploi est le stricte minimum. Cette approche fonctionnera surement pour certains jobs (ou "jobines", ce terme est courant au Québec, il se défini par "petit travail"), mais de très nombreux emplois pourront seulement être intégrés en effectuant un véritable suivi et en rencontrant les professionnels. Ce sera d'autant plus vrai si vous n'avez pas encore d'expérience au Québec.

Le plus difficile durant cette phase de recherche est de conserver une vraie dynamique où l'on se sent écouter et où l'on ressent son intégration progressive sur le marché de l'emploi visé.

L'entrevue d'information est une stratégie efficace pour se faire connaitre, mieux connaitre le métier que vous visez et vous constituer un réseau. En contactant les entreprises, renseignez-vous pour obtenir les coordonnées de la personne qui occupe la profession qui correspond à vos attentes et proposez-lui une rencontre de 15, 30 ou même 60 minutes afin qu'elle vous parle de son métier (préparez vos questions à l'avance). Les québécois sont très ouverts et très réceptifs à ces entrevues d'informations. J'ai eu l'occasion d'en faire et c'est particulièrement valorisant à tout point de vue (l'employeur aime parler de son entreprise, vous allez également parler de vous et vous serez surement invités à vous déplacer dans leurs locaux).

Proposez-leur également de lire votre CV durant cette rencontre. Vous pouvez par exemple introduire cette idée en expliquant que vous souhaitez vous assurer que vous utilisez le bon vocabulaire québécois. Indirectement, vous venez d'avoir la garantie que votre CV a été lu et vous augmentez vos chances qu'il soit ainsi diffusé pour décrocher votre futur entretien d'embauche.

En résumé, être pro-actif, savoir se démarquer et valoriser le contact direct (vocal ou visuel) est une approche très nord-américaine, ca tombe bien, vous voilà au Canada !

4- Garder le contact

A l'issue de vos entrevues, gardez le contact avec les professionnels : remerciez-les et informez-les si vous avez trouver du travail. On ne sait jamais de quoi l'avenir est fait et peut-être aurez-vous l'occasion de les recroiser dans vos activités futures ou même de considérer une future évolution professionnelle.


J'espère que ces quelques conseils vous aiderons à réussir votre projet d'immigration au Québec. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas à me contacter ou laisser des commentaires, je me ferai un plaisir de vous répondre. Si vous êtes immigrant au Canada et que vous souhaitez compléter cet article avec vos expériences personnelles, on compte aussi sur vous !

Vous avez aimé cet article ? Votez pour Province Canadienne ! Pour cela, c'est très simple, il suffit d'aller sur ce lien du site Trouveur d'Emploi (juste ici) et de voter pour cet article de Province Canadienne.

En attendant, n'hésitez pas à parcourir le blog et pour suivre nos aventures en terre canadienne, n'oubliez pas la page facebook du blog !

Deuxième année au Québec

Depuis aout 2010, nous venons de passer notre deuxième année d'immigration au Québec.

Petit à petit, on trouve notre rythme, nos habitudes. Les choses surprenantes au départ nous semblent maintenant plus "banales", normales. On espère que c'est le signe d'une bonne intégration progressive ! :-) Cette seconde année a été marquée par un bref retour aux études et mon examen de l’Ordre des Agronomes. Au quotidien, nous avons vécu de loin les élections françaises et de près l'actualité québécoise. Je vous propose de faire un bilan de cette deuxième année passée au Québec et d'expliquer ce que nous percevons en tant qu'immigrant (retrouvez ici le bilan de ma première année).



Des nouveaux VISA

Pour Allison, la fin de ses études s'est très bien passée. Pour les étudiants étrangers qui veulent rester au Québec, la fin des études correspond à une demande de nouveau VISA de travail. Allison a pu obtenir le sien facilement, valable pour 3 ans.
Quant à moi, je suis passé du PVT au permis JP. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un VISA de travail vous permettant de demeurer sur le territoire 18 mois. Ces VISA ont un vrai succès, les places sont limitées et partent en quelques semaines, voire même quelques jours.
  
De septembre 2011 à décembre 2011 : le retour aux études

Depuis fin novembre 2010, je travaille dans une entreprise de conseil en gestion pour les agriculteurs à Saint-Hyacinthe (70-75 km de notre appart'). L’entreprise et le métier sont très similaires à mon premier travail en France, mais la réglementation québécoise est différente. La principale différence entre la belle province et la France est la présence plus généralisée des Ordres Professionnels québécois. Pour exercer le métier de conseiller agricole au Québec, que ce soit en gestion, en technique animale ou végétale et qui aboutit à la rédaction d’un acte agronomique, vous devez être membre de l’Ordre. On parle d’actes réglementés. En passant, je recommande vivement à tous ceux qui veulent venir ici de bien vous renseigner avant sur les possibilités d'emploi, afin de ne pas avoir de surprise. Cliquez ici pour plus de renseignements.
A partir de septembre 2011, j’ai repris 3 cours (en production laitière, production fourragère et science du sol). J’ai suivi ces cours au rythme de deux jours par semaine en parallèle de mon travail (retrouvez ici le bilan de ma session à l’Université Laval à Québec). L’ensemble des cours et des examens se sont terminés en décembre 2011. Tout s’est très bien passé et en avril 2012, j’ai pu me présenter à l’examen de l’Ordre des Agronomes. Il s’agit d’un examen oral de 50 minutes où l’on mesure la compétence des agronomes dans leur futur métier. L’examen se compose en trois parties :
  • Un tour d’horizon de l’agriculture québécoise,
  • Une évaluation plus poussée des connaissances dans votre domaine (pour moi, c’était la gestion agricole),
  • Une évaluation de la capacité du candidat à faire face à des problématiques agricoles en dehors de son champ de compétence (me concernant, j’ai eu des questions liées à l’environnement, les techniques animales, etc.),
L’examen en poche, me voilà donc de nouveau conseiller auprès des agriculteurs avec une réalité québécoise parfois bien différente de celle de la France. J’aurai surement l’occasion d’en parler lors d’un prochain bilan !

Je vous mets en dessous l’interview d’un conseiller d’entreprise agricole de Coaticook dans le Journal de Québec :

La culture québécoise, mon opinion personnel

Culturellement, le Canada est proche des États-Unis. Compte tenu de la situation géographique des deux pays et de la même langue principale de conversation, c'est assez logique. Au milieu de tout cela, il y a le Québec avec son identité culturelle forte et ses deux langues officielles (français et anglais).


Depuis notre arrivée, il ne s'est pas passé pas une journée sans que l’on parle de conflits entre les francophones et anglophones au Québec et plus particulièrement à Montréal. Régulièrement, on parle également de l'indépendance du Québec. Il n’y a pas de violence physique, on s’en tient juste aux mots, mais c’est omniprésent. Pour en discuter avec l’entourage québécois, ce type de débat s’est nettement développé au cours des deux dernières années car le Canada et notamment le Québec connaissent d’importants évènements qui obligent la population à se poser des questions.


Politiquement, le Canada a connu au cours de la dernière année une campagne électorale (retrouvez ici un petit résumé de cette élection fédérale). Le parti conservateur est devenu majoritaire au Canada en 2011. Ce parti a gagné l’essentiel de ses voix dans les provinces anglophones et il n’a pas vraiment la cote au Québec (il n’y a que 5 députés conservateurs élus au Québec sur les 166 députés conservateurs élus au total). Ce premier épisode électoral canadien a remis en avant le débat sur la position du Québec vis-à-vis à des autres provinces.
Quelques mois après cette élection fédérale, un autre débat est apparu au Québec concernant les frais de scolarité. Le premier ministre québécois souhaite augmenter le prix des études. Pour certain, cette hausse est inadmissible si l’on veut que les études restent accessibles à tous. Pour d’autres, l’augmentation est cohérente avec la gestion d’un budget gouvernemental durable. Qualifiées de Printemps Érable, les manifestations massives du printemps 2012 ont rassemblé de nombreux étudiants en colère. Au fil des jours qui ont suivi les premiers rassemblements, une autre partie de la population s’est jointe au mouvement pour dénoncer la politique globale du gouvernement québécois (gouvernement libéral). Une nouvelle loi (la loi 78, retrouvez ici un résumé rapide de cette loi) a été adoptée pour encadrer les manifestants et suspendre les cours de la session de printemps.

Montréal, printemps 2012 - source photo : 20minutes.fr


Les manifestations et la grogne d’une partie de la population ont conduit le premier ministre québécois à dissoudre l’assemblée nationale et par conséquent à repartir en élection le 4 septembre 2012. Une nouvelle victoire le conforterait politiquement et lui assurerait, en théorie, le calme de la rue. Un changement de gouvernement confirmerait la lassitude des québecois ressentie depuis plusieurs mois. Historiquement, le parti libéral québécois est un parti fédéraliste (pour faire simple, qui souhaite que le Québec reste dépendant du Canada) et il doit faire face à d’autres partis politiques, dont le Parti Québécois, qui souhaitent à l’inverse que le Québec soit autonome.
Cette campagne refait parler de l’avenir du Québec au sein du Canada.
Plus léger cette fois, la dernière saison de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal fut particulièrement mauvaise (Montréal a fini dernier de la conférence ouest). En raison des mauvais résultats, les dirigeants avaient nommé un nouvel entraineur. Problème, il était anglophone ! Pour les fans francophones, les fidèles, cette nomination n’est vraiment pas passée et il était inadmissible que le coach de leur équipe favorite ne parle pas la même langue qu’eux. A la fin de la saison, l’entraineur n’a pas été conservé.
Depuis notre arrivée, les informations parlent ainsi chaque jour de l'avenir du français au Québec (surtout à Montréal), de la manière dont on doit communiquer au Québec et de l’avenir de la belle province vis-à-vis du Canada. Conserver la langue française et une véritable identité francophone sont les principales motivations des partis souverainistes.

Immigration au Québec, mais citoyenneté française

Malgré notre présence au Canada, j’ai pu voter très facilement pour les élections présidentielles et législatives françaises. Les médias canadiens en parlaient un peu et j’ai pu me tenir au courant grâce à internet. Comme tous les français habitants en France, nous avons reçu les programmes et bulletins de chaque candidat à Montréal. J’ai également voté pour un député français représentant la circonscription.



Beaucoup de route et les joies du covoiturage !

Depuis notre arrivée au Québec, entre le travail, mes aller-retour à l’Université et nos petites virées découvertes (Ottawa, Québec, Bar Harbor, Plattsburgh, Burlington, Albany, Sherbrooke, les parc nationaux québecois de la Yamaska, Tremblant, Mégantic, Oka, Montmorency, St Bruno, Orford, les parcs de St Sauveur, Morin-Heights, Bromont, Omega,...) nous avons parcouru pas moins de 64 000 km ! Retrouvez tout en bas du blog une carte avec les lieux que l’on a visités !

La route à Montréal avec ses cônes orange, ses longues avenues bordées d'arbres et son affichage à consonance francophone et anglophone



J'en faisais un peu en France, mais depuis cette dernière année, je fonctionne beaucoup par le covoiturage. Je ne dois pas être loin des 80-90 personnes transportées et ca permet vraiment de multiplier les contacts, de passer le temps en voiture et de partager les frais.


Résidence permanente en cours

Avec Allison, nous avons lancé notre résidence permanente. Il s’agit d’un processus administratif qui nous permet d’avoir un VISA longue durée pour demeurer au Canada. C’est l’équivalent d’un permis de travail, mais cela donne droit à plus de flexibilité pour travailler, investir au Canada et accéder à certains services. Nous espérons avoir une réponse d'ici les 7 prochains mois. En même temps, on va importer la voiture d'Allison (encore plaquée aux US).

J'aime - j'aime pas, après ces deux années
  
  • J'aime les grands espaces qu'offre le Canada, comme beaucoup d'immigrants,
  • J'aime la simplicité que l'on a pour discuter avec les autres gens et faire connaissance, aussi bien dans la vie privée que professionnelle,
  • J'aime la place qu'à l'agriculture au Québec. Ca fait partie de la vie des québecois et les gens semblent beaucoup apprécier et respecter le travail des agriculteurs (voir les portes ouvertes UPA),
  • J'aime la possibilité qu'offre Montréal de communiquer, d'écouter et de lire du français et de l'anglais,
  • J'aime l'expertise que les québecois ont pour organiser des festivals, des concerts et toutes sortes d'activités, aussi bien en été qu'en hiver,
  • J'aime la proximité des USA avec Montréal (moins de 65 kilomètres) qui pernet aussi de voir autre chose,

  • J'aime pas le facteur humidex ! Quand il fait 30 degrès au thermomètre et qu'en réalité, à cause de l'humidité, il en fait 40, j'ai un peu de mal à le supporter. Je préfere clairement le froid,
  • J'aime pas les coûts liés au téléphone portable. Les abonnements sont chers, les options sont presque souvent toutes payantes (5$ / mois pour une messagerie, 3$ / mois pour afficher le numéro, etc,...). Les appels dans la zone ou hors zone ne sont pas toujours clairs et des surtaxes sont appliquées. Les textos entrants sont payants (c'est assez énervant, surtout quand on reçoit de la pub...:-),
  • J'aime pas les services après-ventes québecois,
  • J'aime pas que tout le monde déménage le 1er juillet (si, si je vous assure, lisez-ça). Tout le monde se croise dans les escaliers, les ascenseurs sont usés jusqu'a la corde en un jour et ils sont en panne pour 3 mois ! Grrrr,
  • J'aime pas quand les québecois sont convaincus que seuls les francais utilisent constamment des mots anglais dans leur conversation,
copie écran - source : meteomedia.ca

Scène de déménagement au Québec
Crédit photo et source : Claude Boucher


Si je ne devais retenir que deux sorties au cours de cette dernière année, je dirai notre vol en montgolfière au-dessus de la région québecoise de la Montérégie et le récent concert de Coldplay au Centre Bell de Montréal.

The Scientist,  live, Montréal, july 2012

Source video : publiée le 12-07-26 par digitalcoldplay

Quelques photos de notre premier vol

Des questions ? Des remarques ? 
N'hésitez pas et d'ici là, je vous donne rendez-vous très bientôt pour d'autres articles. Il y aura très prochainement des photos sur la région Lanaudière et un autre détour au USA, du coté de Cleveland !

Crédits photos : www.provincecanadienne.com

On test le français à Ottawa

Salut tout le monde,
Un peu moins d'un an après notre première virée à Ottawa en septembre 2011 (retrouvez ici les photos),  nous avons remis les pieds dans la capitale canadienne. Allison a trouvé une place de libre pour passer son test de français ce week-end. Avec ce test (TCF adapté pour le Québec), elle pourra faire sa demande de résidence permanente !

Le test consiste en une épreuve de compréhension orale de 30 minutes et 15 minutes d'expression orale (essentiellement des mises en situation du quotidien).  Sur Montréal, il est très compliqué de trouver une place d'ici les prochains mois et nous pu en trouver une à l'Université d'Ottawa !


Nous avons revisité la ville et profité du festival Mosaika (cliquez). Il s'agit d'un son et lumière dans le cadre du Parlement d'Ottawa. Le spectacle présente l'histoire du Canada. Les images ci-dessous montrent le Parlement de nuit, de jour et les fameuses écluses du Canal Rideau.






Le dimanche, nous avons visité le Parc de la Gatineau. Il s'agit de l'un des plus grands parc québecois, juste à la frontière avec l'Ontario, non loin d'Ottawa. Nos rencontres du jour :






Le parc de la Gatineau vous offre de nombreux belvédères et lacs.
Nous avons notamment fait la petite randonnée du Lac Pink. Il s'agit d'un lac bien particulier où la couche d'eau du fond ne se mélange pas avec la couche en surface. D'une profondeur de 13 mètres, ce type de lac est assez rare. Si vous voulez en savoir plus, c'est ici que ca se passe : lac pink.


Bonne semaine à toutes et à tous

Crédits photos : www.provincecanadienne.com

Peut-on voter en dehors de Montréal et Québec ?


Aujourd'hui et dans deux semaines, les français vivant à l'étranger peuvent élire un député représentant leur circonscription respective. Au Canada et aux États-Unis, nous votons ce week-end pour élire le député et son suppléant de la première circonscription des français de l'étranger.


L'organisation des élections est gérée par le Ministère des Affaires Étrangères français. A Montréal et à Québec, nous avons ainsi pu voter très facilement. Même si pendant un temps, il était envisagé de ne pouvoir voter qu'à distance (au début, le Canada n'était pas très ouvert à l'idée que l'on puisse utiliser des installations canadiennes à des fins d'élection purement française sur le territoire canadien), nous avons finalement eu le choix de voter directement à l'urne ou non (les autres possibilités étant le vote par internet ou la traditionnelle procuration).



A la mi-mai, pour les élections présidentielles, il n'était toutefois pas possible de voter à distance (seul le vote par procuration était autorisé). Pour les français qui habitent ni à Montréal,  ni à Québec, avez-vous eu la possibilité de voter près de chez vous ?

Je pense notamment à toutes celles et ceux qui habitent à Sherbrooke, Coaticook, Saint-Hyacinthe, Magog, Drummondville, Trois-Rivières, Victoriaville et qui se trouvent alors à plusieurs dizaines de kilomètres de Montréal ou Québec. Je pense aussi et surtout à des villes comme Val d'or, Saguenay, Gaspé, Sept-Îles, etc...qui se trouvent quant à elles à des heures de routes des deux principales villes québécoises.

Aussi, Est-ce que le fait que vous ayez immigré diminue l'intérêt que vous portez aux élections françaises ou influence votre vision des choses ?

Je suis curieux et j'aurai aimé avoir votre avis !

Bon week-end :-)

Tout est en ordre !

Après notre arrivée au Québec en août 2010, suivie par ma demande d'équivalence de diplômes, le retour en cours de septembre à décembre 2011 et la préparation de l'examen, je suis très content de pouvoir annoncer que j'ai reussi l'examen pour être membre de l'Ordre des Agronomes. 

On dit souvent que c'est l'aboutissement d'années d'études, c'est vrai, mais pour ma part, je le vois surtout comme le début de l'activité professionnelle. Depuis un an et demi, j'ai la chance de pouvoir travailler dans le domaine du conseil en gestion agricole et le fait d'être membre de l'Ordre va me permettre de continuer dans cette voie et de mettre en application tous ce que j'ai appris (au Québec et en France).


Mon domaine c'est l'agriculture, mais il existe une multitude d'Ordre Professionnel au Québec. 

Pour les personnes qui souhaite immigrer au Canada, je leur conseille vivement de bien se renseigner sur le métier qu'il souhaite faire au Québec ou dans les autres provinces. Connaitre le milieu professionnel et sa règlementation avant d'arriver permettra de vivre pleinement son projet sans regret et de favoriser son intégration sociale et professionnelle. C'est loin d'être facile et le fait de s'étre préparé avant permettra aussi de gagner du temps par la suite.

Voici la liste des Ordres du Québec : ICI

Pour les personnes qui souhaitent avoir plus d'informations ou des renseignements, n'hésitez pas à me contacter en m'envoyant un mail (voir Contact en haut à droite du blog).

A bientôt !

Un mois d'avril chargé, sous le signe de l'agriculture

Bonjour tout le monde,
J'espère que vous allez bien. Qu'avez vous de prévu pour ce mois d'avril ?


De mon coté, ce mois d'avril promet d'être chargé. Cette première semaine commence bien avec plusieurs visites de fermes (porcines essentiellement). J'en parle de temps en temps sur ce blog, l'agriculture est vraiment un pilier de l'économie québécoise. Toutefois, il y a un pilier qui progressivement s'effrite, c'est celui de la production porcine.

C'est assez dingue comme cette production peut-être autant en difficulté ou faire face à des enjeux aussi importants et ce, partout dans le monde. Au Québec, comme de nombreux endroits, la production porcine doit faire face à de nombreuses difficultés liées à la production, au financement et à la rentabilité, ainsi qu'au confort de vie.

J'ai la chance de pouvoir accompagner des agronomes qui apportent leurs conseils à tous ces producteurs et le moins que l'on puisse dire, c'est que tous ces éleveurs ont beaucoup de courage. Bien souvent, la volonté d'entreprendre ou tout simplement la passion de l'élevage leur ont permis de conserver assez de force pour poursuivre leur métier. Pourtant, depuis des années, les maladies porcines qui font des ravages chez les animaux, les investissements lourds et coûteux et les conditions de travail inconfortables (la chaleur, les odeurs, les horaires chargés, etc...) en auraient déjà découragé plus d'un.

J'ai pris cette photo cette après-midi, chez un producteur porcin québécois. Elle illustre très bien la situation des éleveurs. Si parfois il existe des périodes redonnant le moral et permettant de revoir la lumière, pour de nombreux producteurs, le bout du tunnel est parfois bien loin, si loin qu'il n'existe pas d'autres solutions que d'arrêter ou de revoir complétement son métier.  

Crédit photo : www.provincecanadienne.com  - couloir étable porcine

Si je me souviens bien, à l'école, on nous apprenait que le porc était l'une des productions animales les moins chères à produire. Depuis, le contexte a bien évolué, la nourriture (essentiellement à base de céréales) a bien augmenté et les prix de vente ne couvrent pas toujours les investissements. Si ce constat généralisé de crise dans le porc perdure, je serai curieux de voir dans quelques années comment cette filière sera organisée et quel impact cela pourra avoir sur l'alimentation dans le monde.

Ce mois d'avril laisse ainsi entrevoir des rencontres avec des producteurs. Même s'il est vrai que c'est pas toujours facile, cela n'en demeure pas moins très enrichissant et valorisant de pouvoir apporter une aide à ceux qui se sont autant investis (financièrement, mais également moralement et physiquement) dans leur métier.

Peu avant la fin de ce mois d'avril se profile également mon examen pour l'Ordre des Agronomes. Il s'agit d'une étape de plus dans notre démarche d'immigration, mais c'est aussi et surtout l'opportunité de pouvoir apporter des solutions à tous ces producteurs agricoles. Je vous tiendrai au courant :-)

Pour conclure sur les éleveurs porcins, je vous invite à cliquer sur ce lien (ici). Il s'agit d'un reportage réalisé par la Semaine Verte sur les producteurs de porcs du Québec.

1ère circonscription des français de l'étranger

Ce post complète un premier billet consacré aux élections des députés représentants les français de l'étranger: http://provincecanadienne.blogspot.com/2011/12/elections-francaises-en-2012-les.html. Cette fois-ci, je vais me consacrer à développer plus en détail la 1ère circonscription, celle qui me concerne, à savoir, la circonscription des États-Unis et du Canada.

Les candidats actuels de la première circonscription :
  • MODEM : Carole Granade - Californie, USA

  • UMP : Frédéric Lefebvre - FRANCE

Source : wikipedia, photo par Marie-Lan Nguyen
  • Parti Socialiste : Corinne Narassiguin - New-York, USA

  • Indépendant / "Majorité Présidentielle" : Julien Balkany - New-York, USA
  • ARES : Philippe Manteau - New-York, USA

Une interview de P. Manteau par le site France-Amérique : http://www.france-amerique.com/articles/2012/01/30/manteau.html

  • Front national : à venir


  • Dissident UMP, actuel élu AFE  : Gérard Michon, Los-Angeles - San-Francisco, USA

Une interview de G. Michon par Frenchmorning.com : http://frenchmorning.com/ny/2012/02/07/gerard-michon-candidat-anti-lefebvre/
  • Indépendant : Franck Bondrille, USA



La situation actuelle :
Pour le moment, il n'y a aucun candidat vivant au Canada. C'est un peu dommage quant on connait le nombre de français vivant dans ce pays. Même s'il est vrai que selon les statistiques, il y a plus de français inscris sur les listes consulaires aux USA qu'au Canada, je pense qu'il y doit y avoir un nombre important de français au Canada (et notamment dans la province québécoise) qui ne sont pas encore référencés. Les programmes pour les moins de 35 ans sont très faciles d'accès, il existe en effet des accords entre le Canada et la France permettant d'envoyer 14 000 français par an dans les provinces canadiennes. Sur les 14 000 annuels, certains repartent, mais beaucoup restent ! Ils n'ont pas toujours le réflexe de s'inscrire au consulat, mais leur nombre doit être important.

Par ailleurs, il existe une multitude d'accords entre la France et le Québec (accès à l'Université à un prix réduit, reconnaissance du permis de conduire, déclaration d'impôt commune, accord entre la RAMQ et la Sécurité Sociale, etc,...) qui devraient jouer en faveur d'avoir un représentant élu des français implanté au Canada.

Mais dans les faits, est-ce que cela changerait les choses si le candidat élu habitait l'une des provinces canadiennes ? Ces nouveaux sièges de députés laissent entrevoir quelques autres questions :  vu la taille de la circonscription, comment le candidat élu pourra être proche de l'ensemble des français installés en Amérique du Nord ? Quelle marge de manœuvre aura t-il pour prendre des décisions et influencer la vie des français vivant à l'étranger ? Comment le candidat élu peut-il appliquer les restrictions des députés du territoire français alors que lui va devoir vivre à l'étranger et mener campagne à l'étranger (pour acheter les billets d'avion, organiser les meetings,...) ?

Est-ce que ces nouveaux sièges n'auraient finalement pour intérêt que d'aller chercher plus facilement une majorité législative ?

La tendance de 2007 :
En 2007, selon le ministère de l'intérieur Français, 56% des votants situés aux USA et Canada ont voté Nicolas Sarkozy et 44% pour Ségolène Royal. Connaissant, en partie, les raisons qui poussent de nombreux français à immigrer de l'autre coté de l'Atlantique, cette tendance n'est pas vraiment surprenante.

Le nombre de français recensés dans la 1ère circonscription :
Selon diplomatie.gouv.fr, près de 187 000 Français ont été récencés en décembre 2010 en Amérique du Nord, répartis entre les États-Unis (115 000 ressortissants, soit le 2ème pays d'accueil des français dans le monde) et le Canada (avec près de 72 000 français, soit le 7ème pays au niveau mondial).

Il est encore un peu difficile de trouver facilement des informations sur l'ensemble des intentions des candidats, mais tout devrait progressivement se décanter d'ici les prochaines semaines ou mois.

Si vous souhaitez obtenir plus d'informations et de liens vers les candidats,  je vous invite à rejoindre cette page très complète : http://marccormier.com/_francais/2012/02/legislatives-2012/

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Bien s'assurer pour partir au Canada (le PVT)

En collaboration avec Mondassur, nous vous proposons aujourd'hui de faire le point sur les assurances dont vous aurez besoin pour immigrer au Canada dans le cadre d'un Permis Vacances Travail. Partir en PVT au Canada vous offre la possibilité de découvrir une nouvelle culture. C’est une opportunité de visiter ce vaste pays, de le connaître et de le comprendre en profondeur, de rencontrer ses habitants ainsi que d’autres jeunes partageant la même expérience.


Les conditions de participation pour un PVT au Canada :
  • Être de nationalité française et disposer d’un passeport valable pour toute la durée du séjour,

  • Résider en France (France métropolitaine, les DOM et Saint-Pierre-et-Miquelon seulement) au moment de la demande de PVT,

  • Ne pas avoir déjà participé au Programme Vacances - Travail avec le Canada,

  • Disposer d'un minimum de ressources financières (700 euros / 1 000$CAD par mois) pour les trois premiers mois du séjour,

  • Souscrire à une assurance PVT valide pour la durée du séjour. (la preuve de cette assurance devra être présentée à un agent de l’Immigration à l’arrivée),

Attention : le nombre de visas délivrés par an est limité par un quota et vous n’avez que quelques semaines pour la demande de votre visa à partir de la date d’ouverture des quotas. Pour les PVT 2012, les 6750 visas qui étaient disponibles se sont écoulés en seulement 12 jours !


Une assurance PVT est obligatoire pour participer à un Programme Vacances Travail au Canada et il est important de souscrire une assurance qui va vous offrir des garanties spécifiques pour les PVT tels que des remboursements à hauteur de 100% des frais réels, des frais médicaux sans limitation de montant et sans franchise, des soins dentaires d’urgence, une assistance rapatriement, une garantie bagages, etc.

Pourquoi m’assurer au Canada ?
Les frais médicaux au Canada sont beaucoup plus élevés qu'en France et la sécurité sociale ne vous couvre pas si vous êtes expatrié(e). Une journée d’hospitalisation peut ainsi atteindre 10.000 € en Amérique du Nord. L’assurance prend en charge vos frais de santé et permet l’avance des frais en cas d'hospitalisation.

Comment bien choisir une assurance PVT ?
Une bonne assurance PVT est une assurance qui vous rembourse bien par rapport à vos dépenses effectives (ou frais réels) avec des conditions d’application et des exclusions qui n’ont pas pour effet de ne jamais vous couvrir… ! Chaque produit d’assurance vous offrira des conditions différentes et c’est en fonction de votre situation que vous pourrez déterminer l’assurance voyage la plus adaptée pour vous.

Pour plus d’informations sur les assurances PVT, consultez le site www.mondassur.com




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