La campagne du Michigan

Une nouvelle fois, nous avons passé quelques jours en Michigan. Pour 3 jours, le séjour est trop court pour effectuer la route en voiture entre Montréal et South Bend (il faut compter minimum 12 heures de route non-stop), nous avons choisi de nous y rendre en avion. Même s'il n'existe pas de vols directs, ça reste clairement plus rapide qu'en auto. On profite des paysages. A l'aller comme au retour, nous sommes passés au dessus des grands lacs. L'automne arrive, mais avec les bateaux et l'eau bleue, ça sent encore l'été !



Au retour, nous sommes passés par la ville de Minneapolis. Ce n'est pas la première fois que nous avons une escale par le Minnesota, mais c'est la première fois que nous passions presque juste au dessus du centre-ville, c'est impressionnant.



Pour en revenir au Michigan, dans ce coin des États-Unis, l'agriculture y est très présente. En production de grandes cultures, il n'y a quasiment que des champs de maïs (grain, sucré ou d'ensilage) et de soya (ou soja, comme on dit en France). D'ici quelques semaines, la récolte du soja devrait démarrer et dès le mois d'Octobre la récolte du maïs grain va s'enchainer. On s'est levé tôt le dimanche matin pour se balader dans les champs. Avec le lever du soleil, le fort taux d'humidité et des températures déjà bien élevées malgré l'heure matinale, il y avait comme une ambiance particulière, cela représente assez bien ce que je m'imagine du Midwest américain.


Champ de maïs grain


Chemin près de Cassopolis


Champ de soya








Sinon, on a aussi profité du lac ! Bref, encore un très bon week-end passé avec la belle famille.



Chroniques d'ici, Dieppe, Nouveau-Brunswick

Voila un moment que je n'avais pas pris le temps de faire connaissance avec d'autres francophones vivant au Canada. Pour cette nouvelle Chronique, je vous emène du coté de Dieppe, dans la province du Nouveau-Brunswick. Nous allons y rencontrer un couple de jeunes immigrants français vivant au Canada depuis presque 1 an.

Le Nouveau-Brunswick - source : www.wikipedia.com


Pouvez-vous vous présenter ?

"Martin et Martine", sémillants trentenaires fraîchement immigrés à Moncton, Nouveau-Brunswick. Martin est développeur, Martine est traductrice indépendante et (scoop) l'unique rédactrice du célèbre (?) blog "Les Néo-Brunswickois", où elle raconte nos aventures tragi-comiques en terre canadienne.



Quel a été votre principal défi en arrivant au Canada ?

Nous ne sommes pas des animaux sociaux, loin de là, mais repartir de zéro au niveau social était un défi. Nous nous en sommes finalement bien sortis, même si la plupart de nos fréquentations sont européennes. Le prochain défi : trouver comment arriver à connaître plus de Canadiens pour ne pas se contenter d'un cercle social d'immigrés.


A ce jour, selon vous, quels sont les 4 avantages de vivre au Nouveau-Brunswick ?

- une province bilingue. Le frisson de pouvoir commander son hamburger en anglais, la certitude d'être compris lors des démarches officielles en français,

- le coût de la vie est bas ; le coût de l'immobilier est dérisoire,

- une excellente qualité de vie ; ici personne n'est stressé, on vit au vert, on est proches de la Nature et de l'océan, bref on respire,

- les habitants des provinces maritimes sont réputés pour leur gentillesse et je dois dire que nous n'avons pas eu un mot plus haut que l'autre en presque un an,

phare de la plage Parlee


A ce jour, selon vous, quels sont les 4 inconvénients de vivre au Nouveau-Brunswick  ?

- l'isolement. Tout est relatif, évidemment, nous ne sommes pas au Nunavut. Mais les prix des vols et les distances sur la route font qu'on peut se sentir passablement éloignés du monde. Il faut 10 heures de voiture ou 17 heures de train pour aller à Montréal, et le train ne passe que trois fois par semaine !

- la province est une terre d'immigration toute neuve, les gens n'ont pas forcément l'habitude d'être confrontés à des étrangers et si personne ne nous le dit en face, il peut exister une certaine hostilité envers les immigrants,

- qui dit région rurale, dit difficulté pour trouver à bon prix certains produits qui nous sont chers, comme le fromage. J'imagine qu'à Montréal, on trouve de tout, mais ici, le moindre reblochon coûte 40 $,

- et en n°4, euh... le fait d'être pratiquement obligés d'avoir une voiture ? C'est propre à toutes les petites villes nord-américaines et non endémique au NB, mais l'absence de transports en commun est un inconvénient quand on n'a pas l'habitude de rouler tout le temps,


Pourquoi avoir choisi de vivre au Nouveau-Brunswick ?

Moncton est bien souvent un choix de raison, et nous ne faisons pas exception à la règle. Plus que charmante, nous habitons une ville pratique, qui allie emplois, aéroport international et position de carrefour dans la province, entre Halifax, l'Atlantique, la baie de Fundy et les terres.


Le centre-ville de Moncton

Le Nouveau-Brunswick est encore peu connu par les candidats à l'immigration, et compte donc moins de Français qu'à Montréal ou Québec, ce qui était un point positif indéniable pour nous.

Soyons aussi honnêtes : il est beaucoup plus simple et rapide d'entrer au Canada par le Nouveau-Brunswick que par le Québec. Cela ne veut pas dire que nous n'aimons pas notre province d'adoption, mais c'est un facteur logistique à prendre en compte.


drapeau Nouveau-Brunswick


Depuis votre installation au Canada, qu'est ce qui vous étonne ou vous surprend le plus ici ?

On ne s'est toujours pas remis de l'omniprésence des drive-in (appelés ici "drive-through"). Tu veux un café, un sandwich, de l'alcool ou des billets de banque sans quitter ton volant ? C'est possible !

Le patriotisme bon enfant des Canadiens, qui affichent leur amour de leur pays par d'innombrables drapeaux. Un spectacle toujours étonnant, voire rafraîchissant, pour qui est habitué à voir le drapeau tricolore uniquement brandi en symbole d'un nationalisme nauséabond.

Les horaires le soir : on a désormais compris que le dîner ("souper" ici) se tenait à 17 heures, mais quelle ne fut pas notre surprise, en plein mois d'août, en pleine région touristique, de trouver porte close après 18 heures dans de nombreux motels et campings... Sans oublier le magasin d'alcool qui ferme à 21 heures le samedi soir ? Nous avons toujours un peu de mal à nous faire à ces horaires, mais ça viendra !

Les animaux partout ! À chaque fois qu'on sort courir, marcher, faire du vélo, on tombe sur des faisans, des rats musqués, des oies sauvages, des ratons laveurs, des cerfs...


Raton laveur en bordure de route dans la baie Fundy


La multitude d'activités organisées par les municipalités du Grand Moncton. J'ignore si c'est pareil partout dans le pays, ou si simplement on y est plus sensibles parce qu'on découvre une région d'un œil neuf, mais la quantité de choses à faire, souvent gratuitement, est faramineuse : concerts été comme hiver, patinoire, festivals, traîneau à cheval, mise à disposition de raquettes et ski de fond, chocolat chaud gratuit dans tous les sens...


Parlez-nous de la région où vous vivez actuellement

Nous vivons à Dieppe, la plus grande ville acadienne au monde. Nous sommes en Acadie, une nation dans la nation canadienne, avec son accent, son vocabulaire, son histoire tragique (le grand dérangement et la déportation des Acadiens si vous voulez chercher), bref une région avec une forte identité. Le grand Moncton est globalement bilingue, ce qui augmente encore le dépaysement à nos yeux.


Le parc Saint-Anselme de Dieppe

Nous sommes aussi à quelques encablures de l'océan, qui se trouve à 20 km à peine. Pour nous qui venons des montagnes, c'est un émerveillement que d'aller se baigner dans l'océan après le travail ou d'aller faire du canot de mer le week-end ! 


Marche près des rochers Hopewell

La région se compose de tourbières, de forêts et est assez vide. Il y a autant d'habitants au NB qu'en Haute-Savoie, pour 17 fois sa surface ! Autant dire qu'on ne se sent pas à l'étroit, et c'est tant mieux.


A quelles occasions utilisez-vous le français ?

À peu près tout le temps sauf dans certains magasins. Et encore : les francophones ont tendance à passer tout de suite au français en nous entendant. Martin travaille à moitié en anglais, mais sinon, nous parlons évidemment français entre nous, et nos amis sont des francophones d'ici et d'ailleurs.

Tintamarre pour la fête de l'Acadie


En quoi consiste votre travail ? Avez-vous eu des difficultés pour faire reconnaitre ce que vous avez appris en France ?

Martin : développeur web. J'ai un titre d'ingénieur qui n'est pas reconnu ici, mais pour l'instant, cela ne m'a pas empêché de trouver deux emplois dans ma branche.

Martine : traductrice indépendante. J'ai pris mes clients européens sous le bras (métaphoriquement) et j'ai recommencé. Rien n'a changé, hormis qu'après 14 heures, je suis tranquille grâce au décalage horaire avec la France : je sais que tous mes clients sont rentrés chez eux !


Pensez-vous que l'immigration a influencé votre caractère ou votre façon de voir les choses ?

Martine : j'avais vécu en Nouvelle-Zélande pendant mes études, vivre à l'étranger ne m'était pas inconnu. C'est d'ailleurs grâce à cette expérience que j'ai pu anticiper quelques difficultés ici (notamment le fait de ne pas trop prendre son temps pour se recréer un tissu social et d'activités). Il est certain qu'il ne s'agit pas de la même expérience, ne serait-ce parce que j'ai dix ans de plus et que nous sommes arrivés au Canada à deux.

Être à l'étranger nous oblige à voir la France d'un œil extérieur, ce qui est fascinant. Être des immigrants nous oblige aussi à prendre du recul sur notre propre point de vue sur l'immigration, ici ou en France.


Pouvez-vous nous recommander 4 ou 5 idées de visites à faire sur Moncton et sa région ?

Dans la baie de Fundy :
- les incontournables rochers Hopewell, à explorer à pied ou en kayak

- le sentier Fundy, qui est en fait un parc privé accessible à pied, en vélo ou en voiture, avec des panoramas magnifiques 

Parc national de Fundy

Côté Atlantique :
- le parc Kouchibouguac, où on peut faire une jolie journée sportive. Kayak le matin, rando l'après-midi et visite d'un parc à ours le soir : que demander de plus ?

- la dune de Bouctouche, à visiter en été pour s'y baigner


À Moncton même
- le sentier riverain le long de la rivière Chocolat offre une vingtaine de kilomètres de balade à parcourir en vélo

Moncton et la rivière Chocolat

- la place Resurgo est un petit musée interactif parfait pour une après-midi pluvieuse.

Le numéro complémentaire : sur l'Île du Prince Edouard, à 2 heures de Moncton, la capitale Charlottetown est très mignonne et vaut le détour.


Quels endroits du Canada rêvez-vous de visiter, voire même d'habiter ?

Visiter : le Cap-Breton en Nouvelle-Écosse, le Yukon, les Rocheuses, Terre-Neuve, Vancouver, Toronto, Ottawa... PARTOUT ! Martine a déjà prévu de prendre le train entre Toronto et Vancouver dès que possible.

Habiter : se rapprocher de l'axe Toronto-Québec serait peut-être plus pratique. Sinon, Edmonton ou Calgary, pour la proximité avec les montagnes.


Quel regard portez-vous sur la France depuis que vous vivez au Canada ?

Pour nous auto-citer : celui d'une jolie résidence secondaire à dépoussiérer en rentrant.


Qu'est ce qui vous manque le plus de la France ?

Martin : le FROMAGE, le vin, la charcuterie, bref la bouffe.

Martine : les montagnes.


Quelle est votre saison favorite au Canada ?

Faute d'avoir pu vivre l'automne dans toute sa splendeur flamboyante puisque nous sommes arrivés mi octobre dernier, pour l'instant, on dira l'hiver ! Neige + soleil + activités = cocktail gagnant pour profiter à fond de cette saison pourtant redoutée.

balade en raquette après une tempête de neige


Fin

Je remercie très chaleureusement "Martin et Martine" pour avoir participer à cette interview et avoir partagé avec nous le début de leur aventure canadienne ! N'hésitez pas à les suivre sur leur blog personnel : lesneobrunswiquois.com

Et puis, si vous avez aimé cette petite chronique, vous aimerez surement découvrir ou redécouvrir les portraits précédents :


Vous êtes francophones, non canadien (ou avec la double nationalité) et vous vivez dans l'une des provinces ou territoires du Canada, n'hésitez pas à communiquer avec moi. Ce sera l'occasion de faire découvrir votre province, les challenges que vous avez surmontés ainsi que les différences que vous avez vécues ou que vous vivez au quotidien en lien avec votre immigration.

Découverte de Portland, Maine

Nous avons passé notre week-end dans l'État américain du Maine, dans la petite ville de Portland. Le mari de la cousine d'Allison y était pour quelques conférences, nous les avons rejoints le temps d'un week-end. Juste deux jours, c'est toujours trop court, mais cela nous a permis de découvrir une belle région maritime. A vrai dire, il s'agissait de notre second séjour en Maine après celui de 2012 dans le Parc National de l'Acadie et Bar Harbor (cliquez ici pour revoir l'article).

Quand je revois ces photos de 2012, je pense, sans prétention, avoir améliorer mon style et ma technique. D'ailleurs, en parlant de photos, j'éprouve encore beaucoup de difficultés à valoriser un sujet ou un paysage lorsqu'il y a un ciel pâle ou très nuageux. C'est toujours très délicat de devoir se séparer de photos uniquement parce que la luminosité n'est pas bonne. Alors forcément, lorsque vous arrivez dans une région plutôt pluvieuse et brumeuse, la probabilité que vous soyez obligés de vous séparer de nombreuses photos devient très élevées.

Je pense simplement que je devrais dorénavant prendre des cours de photos durant lesquels je pourrai mieux maitriser mon propre appareil.

Bref.

Pour en revenir à Portland, cette petite ville de 70 000 habitants a su conserver son authenticité. Il y a d'ailleurs très peu de franchises commerciales et grands magasins, vous y trouverez surtout de nombreuses boutiques locales et restaurants de famille.











En bordure de l'océan Atlantique, la côte du Maine est de sable ou de roche surprenante. Nous sommes allés au fameux Cap Elizabeth situé à quelques kilomètres de Portland, l'endroit est connu pour son phare (l'un des plus anciens du Maine), mais la belle surprise fut de découvrir le bord de l'eau. La roche est vraiment particulière, travaillée par la mer, elle est constituée de plaques empilées les unes sur les autres.








L'une des plages de sable près de Portland



Un beau week-end pour se changer les idées à 5 heures de Montréal environ.
Au fait, vous êtes au pays du homard, ne l'oubliez pas ;-)

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Coupe Rogers 2015, Montréal

Pour l'édition 2015 de la Coupe Rogers, c'est Montréal qui organisait le tournoi masculin de tennis du Canada. L'événement dure une semaine et la plupart des têtes de séries mondiales sont invitées au tournoi. Pour seulement 30$, nous avons assisté à 4 matchs (2 simples, 2 doubles) avec les plus grands noms du tennis actuels : Djokovic, Nadal, Tsonga, Berdych, etc,..., sans compter les entrainements ouverts au public avec Murray, Wawrinka, Isner,...

Le stade Uniprix et son court Central




Les 16 têtes de séries



Les joueurs, les matchs et entrainements

Andy Murray, 28 ans, britannique, meilleur classement : 2eme mondial
Ici en entrainement public. C'est Murray qui a remporté le tournoi simple homme

Daniel Young, 26 ans, américain, meilleur classement : 36eme mondial.
Nous l'avons vu durant son match de 2eme tour contre Tomas Berdych. Il a battu le tchèque, mais il sera finalement éliminé au 3eme tour contre Gulbis


La paire Djokovic / Tipsarevic en double. Ils ont battu la paire Jamie Murray / John Peers


Jo-Wilfried Tsonga, 30 ans, français, meilleur classement : 5eme mondial
Lors de ce match, il a battu difficilement l'espagnol Bautista. 
Tsonga ira finalement jusqu'en 1/4 de finale avec une élimination contre Andy Murray


Le double, Daniel Nestor (Can) avec Edouard Roger-Vasselin (Fra) en blanc contre Marcin Matkowski (Pol) avec Nemad Zimonjic (Srb). La paire franco-canadienne a gagné ce match et atteint la finale du tournoi


Rafael Nadal, 29 ans, espagnol, meilleur classement : 1er mondial.
Lors de ce match de double, il a perdu sa rencontre associé avec Verdasco contre les frères Bryan


Tomas Berdych, 29 ans, tchèque, meilleur classement : 4eme mondial
Lors de ce match contre Daniel Young, Berdych fut éliminé


Stanislas Wawrinka, 30 ans, suisse, meilleur classement : 3eme mondial
Ici, en entrainement public

C'est un beau tournoi avec des prix plus que raisonnables. Le seul petit regret est qu'il ne dure qu'une semaine. C'est parfois difficile de faire tenir tout le programme (simple et double) sur 2/3 terrains avec des horaires normaux. 

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